4-1 En 2010 : Educ’action



 La 4e édition du FESTIVAL RESISDANSE des associations de capoeira Kolors et Arco Iris, dans le 19e du 2 au 5 avril 2010: partage, fêtes, free market, débats autour de l’éducation, initiations, capoeira, ateliers enfants…

La capoeira ouvre la ronde en créant un espace de rencontres et de réflexions et en donnant la parole à tous. On y parlera éducation, celle qui se veut libre et accessible à tous ! Un festival populaire, citoyen et GRATUIT.

L’éducation, un monde en crise où l’école publique vacille. En réaction au discours de rentabilité, de résultats, de rationalisation des services, de stigmatisation de certaines populations, beaucoup d’associations militent pour une éducation populaire, libre et accessible à tous. A travers la capoeira, nous voulons faire partager ces expériences alternatives en invitant, des acteurs de différents horizons – du sport, de la capoeira, du champs social, de l’enseignement – mais également les gens du quartier à prendre la parole. Nous voulons créer des passerelles vers un mieux vivre ensemble, autour de l’éducation avec un grand E comme un outil de l’apprentissage à tous les âges, un moyen d’épanouissement et pour que chacun soit acteur de sa propre citoyenneté.

Ce Festival se déroule pendant 4 jours et s’articule autour de moments forts : des projections, des animations originales autour des cultures afro et afro-descendantes, des ateliers pour les enfants. Ce sont aussi des initiations à la capoeira, des cours par les professeurs de la Fédération Française de Capoeira Senzala de Santos (FFCSS) et des rodas ouvertes à tous.

Ce sont aussi quatre jours pour rencontrer des artistes et artisans, découvrir leur travail avec l’organisation d’un Free Market, des stands et des expositions ; quatre jours pour partager des moments conviviaux autour de repas et de fêtes dans des lieux alternatifs et insolites du 19e.

Le Festival ne vit que par les gens qui soutiennent cette initiative depuis 4 ans déjà, alors parlez-en autour de vous…et VENEZ NOMBREUX!

LE FESTIVAL RESISDANSE :

L’association Kolors raconte le FESTIVAL RESISDANSE – 4e édition du 2 au 5 avril 2010 par Asfodela

Kolors vous propose chaque année de frotter vos énergies à celles du Brésil et de la capoeira le temps d’un festival! Le thème du festival que l’Association KOLORS du 19è arrondissement de Paris a organisé pour la 4ème fois fut l’Education… Vaste sujet…
Un film documentaire « Lumières Noires » a été projeté à la Maison de la Mixité.
Vous avez dégusté un bon petit « chaï » dans un lieu insolite en faisant des emplettes (éthiques). Découvertes, émotions, débats, surprises, capoeira, films, mode, escalade et jeune public et bien d’autres choses encore furent au rendez-vous.
Le défilé de mode spécial jeunes créateurs a fait un tabac! la mode revient dans les quartiers!

Chaque année, venez soutenir une action citoyenne à l’adresse des parisiens du nord-est et des citoyens du monde et d’ailleurs, fabriquée à la main par une bande de bénévoles/fous, cet évènement est fait pour vous. Jacques Ladssous, éducateur et pédagogue, un des intervenants des tables rondes 2010, y a vu une « oasis de résistance ».

L’énergie scintillante, haute dans l’air, dorée, crépitante, étincelante de la capoeira rebondit pendant deux jours entiers d’un bout à l’autre du gymnase, en dépit de l’ouverture malencontreuse de quelques vasistas déclenchée dans la nuit du vendredi au samedi pour raison de sécurité et qui le resteront pendant tout le week-end.
L’association Kolors fait partie de la Fédération Capoeira Senzala de Santos.
Dans le grand demi-cercle des exposants du Free Market, la bonne humeur est invariable, inscrite sur les faces lumineuses et stoïques de Carine-Audrey (Natura Brasil) et Kongoman (Kongoman). Leur délicatesse et leur gentillesse m’attirent comme un aimant. A 10 heures, Ana veille sur sa magnifique mise en place. Méritante et généreuse, elle a un mari avec un bras dans le plâtre et un bébé de 18 mois + une fille de 13 ans à la maison.

Ana Lordão a fait honneur au festival, qu’elle en soit remerciée.

La générosité de cette jeune brésilienne est sans limite, comme le festival ! Les instants que j’y ai vécu resteront toujours dans mon cœur. A 1 heure, Marie-Ange tient la place ferme : Fenêtre ouverte sur Haïti, l’union fait la force. Marie-Ange : un bloc d’enracinement et de rectitude dans un corps rond et musclé à la fois de capoeiriste. Courageuse Mirtha à ma droite ; groupe de jeunes artisanes créatrices (Esther, Flore, Olivia, Damz’ailée…). Nos jeunes femmes tiennent bon, même si les temps sont durs. Leur créativité s’écoute presque, comme une musique. Le cercle, la sphère, la ronde était partout présente et l’énergie qu’elle produit perceptible à tout être -initié ou non à la capoeira- attelé au sensible. De grands hommes et femmes de grand mérite ont répondu présents cette année plus nombreux encore au festival et c’est un signe de sa maturité, signe que l’année qui suit pourrait bien signer une forme de consécration, ou en tout cas d’aboutissement.

Ana Nagalo est une styliste déjà reconnue qui a contribué à la réalisation du défilé de mode du samedi soir.

Le vendredi soir, la présence de Bob Swaim (qui se trouve enseigner cette année à l’EICAR (École Internationale de Création Audiovisuelle et de Réalisation) à Paris , du poète béninois Paulin Joachim, d’Eva Luna, de Contre-mestre Reny,entre autres, (…) pour une projection, contribue à un évènement exceptionnel au très beau local de la Maison de la mixité (local de NPNS), repeint en blanc et entièrement investi par une série de grands portraits sur toile de femmes dans les tons jaune ocre clair en ton sur ton. En dépit d’un problème technique et autour d’un buffet mémorable, on est tout réunis après la projection du documentaire « Lumières Noires ». Elle a été précédée d’une passionnante introduction de Bob Swaim. Il s’y est exprimé sur le cinéma, sur Paris et sur l’histoire du mouvement initié par Senghor, Césaire, Diop dans la capitale française, au moment de la création de la maison d’édition/cercle intellectuel « Présence Africaine ».

Quelques heures plus tôt, à 17h30, avait été donné le top départ du festival, à l’angle de l’avenue de Flandre et de la rue Mathis, lors du happening autour

d’un baobab mobile offert à l’expression collective (où l’on inscrit/colle tout ce que l’on veut)… le festival est lancé … sous la pluie… mais dans la bonne humeur.
Pendant deux jours, les évènements se succèdent au gymnase Mathis. L’équipe Kolors est partagée entre les préparatifs sur place et à La Vache Bleue, pour le spectacle prévu le soir.
Premier centre d’intérêt à l’ouverture : les ateliers enfants démarrent dans l’espace qui leur est dédié, à droite de l’entrée. Les ateliers enfants se dérouleront les samedi et dimanche (de 14h à 17h environ), permettant aux parents de visiter le marché… où d’y tenir leur stand. Kolors attend quelques 70 enfants de centres aérés, pour les accompagner dans leur initiation à la boxe grâce à l’intervention d’un entraineur de club, à la capoeira avec Mestre Beija Flor et Carcara, le Président de Capoeira Kolors, à la photographie avec Marie-Charlotte Devise de l’Association Clichés Urbains… Ils auront également l’occasion d’utiliser le mur d’escalade, de peindre une fresque ou de se déplacer en liberté dans un espace sûr, pendant nos deux journées de présence au gymnase.
Le cours d’initiation à la capoeira est donné par Mestre Beija Flor le samedi matin, pendant qu’une exposante propose quelques instants de respirations yoguiques ou pranayama.

Pendant ces deux jours, un buffet concocté par des proches de l’association sera proposé.
Le temps des tables rondes se profile. La parole est au maître de cérémonie : « L’éducation, c’est un monde en crise où l’école publique vacille. En réaction au discours de rentabilité, de résultats, de rationalisation des services, de stigmatisation de certaines populations, beaucoup d’associations militent pour une éducation populaire, libre et accessible à tous. A travers la capoeira, nous voulons faire partager ces expériences alternatives en invitant, des acteurs de différents horizons – du sport, de la capoeira, du champs social, de l’enseignement – mais également les gens du quartier à prendre la parole. Nous voulons créer des passerelles vers un mieux vivre ensemble, autour de l’éducation avec un grand E comme un outil de l’apprentissage à tous les âges, un moyen d’épanouissement et pour que chacun soit acteur de sa propre citoyenneté. »
Un cercle de chaises, bancs ; un écran sur lequel Farid Boudjellal, auteur de BD, dessine à la palette graphique ses impressions sur les propos qui fusent autour de l’éducation avec un grand E, celui de « Epanouissement », « Emancipation », « Egalité ».
Parmi les enfants, certains portent un badge, celui de « photographe officiel du festival Resisdanse ». Ce sont les enfants de l’ association Clichés Urbains (…). Ils prennent environ 1000 clichés en quelques heures. A l’issue de leur reportage, ils sont invités à visionner le film d’Annick Hurst : « L’Air et le vent » (…). Ils se prêtent au jeu, malgré une image pâle et livrent à Annick leurs impressions, leurs émotions. Ensuite il est temps de leur faire découvrir la culture indienne à travers sa cuisine et ses saveurs : « éducation du goût », sur le stand de Chardi Kala (« CHARDI KALA !!!!!! explique Raphaëlle Gras, la responsable de l’association éponyme, cela veut dire éléver son esprit, rester toujours avec l’esprit élévé afin de ne jamais perdre espoir, c’est un appel à ne jamais laisser tomber, à vouloir aller toujours plus haut!… ».
Du sens pour leurs sens ! telle est la devise du Free Market 2010.

A suivre

Images : Art Beau Récent (affiches), Asfodela, Clichés Urbains, Erica, Mirtha Gerol (photos).

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