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•août 28, 2021 • Laisser un commentaire

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•août 21, 2021 • Laisser un commentaire

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RENTRÉE SAISON 2021-2022

•août 11, 2021 • Laisser un commentaire

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•août 9, 2021 • Laisser un commentaire

Le temps s’arrête mais la liberté de sa pratique est immuable ,car la transmission n’est autre, que le prolongement de la vie … Contramestre caracará.

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So Filhó de cobra verde !

•août 5, 2021 • Laisser un commentaire

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Vidéo Capoeira kolors Paris 19

Crédit musical / Mestre João Pequeño/ Álbum De Pastinha JOÃO PEQUEÑO

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•juin 12, 2021 • Laisser un commentaire
Nous reconnaissons le sens induit de la capoeira, l’enfant qui se porte , l’enfant qui se dessine musicalement ! Capoeira paris kolors . One love !

Bonne fête à toutes les Mamas!#Batsh #Rip

•mai 30, 2021 • Laisser un commentaire
Kolors capoeira paris 19 souhaite une bonne fête à toutes les Mams! #Grafity #Batsh #Rip

Podcast france culture épisode 4/4: Chlordécone, un polluant néocolonial

•mai 29, 2021 • Laisser un commentaire

Les Antilles françaises enchainées à l’esclavage

À retrouver dans l’émission LSD , LA SÉRIE DOCUMENTAIRE /par Perrine Kervran

« ECOUTER MAINTENT (55 mn) »

« Nous sommes dans l’assimilation pure et dure » Isbert Calvados. Quand le chlordécone contraint à l’abandon de sa culture d’origine.

 Travail d’un ouvrier dans une plantation de bananes aux Antilles
Travail d’un ouvrier dans une plantation de bananes aux Antilles• Crédits :  Eye Ubiquitous/UIG via – Getty

Première diffusion : 9 mai 2019

En dépit d’une interdiction aux Etats-Unis dès 1977, le Chlordécone, pesticide organochloré de première génération, est autorisée en France jusqu’en 1993, par dérogation pour les seules Antilles, afin de lutter contre le charançon du bananier. Sa persistance et son accumulation dans l’organisme (comme dans les sols) seraient plus néfaste pour l’être humain que le Glyphosate…

Aujourd’hui, plus de 9 Antillais sur 10 présentent des traces de Chlordécone dans le sang et c’est en Martinique que l’on constate le taux le plus élevé au monde de cancers de la prostate…

À ÉCOUTER AUSSIRéécouter Le chlordécone empoisonne les Antilles6 MINLE JOURNAL DE L’ÉCOLe chlordécone empoisonne les Antilles

Commercialisé par Yves Hayot, l’aîné de l’une des plus puissantes familles békés des Antilles, ces blancs créoles descendants des colons, l’histoire se répéterait-elle ? Au XVIIe siècle déjà, avec l’édification du Code noir aux Antilles, la France ouvrait un processus de dérogation juridique. Un droit pour la métropole, un autre pour les colonies du royaume. 

Ainsi, comment la dérogation offerte aux békés quant à l’utilisation d’un poison dont personne ne pouvait ignorer les dangers, ne pourrait-elle pas être vécue comme le signe de la permanence d’un système ?

Des inégalités fortes et persistantes

Les békés sont des judokas. Quelque soit la situation, ils arrivent à retomber sur leurs pieds et en tirer le maximum de profit. Philippe Verdol

Le fléau du chlordécone 

Le chlordécone a 4 caractéristiques : il est cancérigène pour l’homme, perturbateurs endocriniens, spermato toxiques et neurotoxiques. Philippe Verdol

Utilisation du chlordécone jusqu’à épuisement, malgré l’interdiction

Le chlordécone était interdit en France mais ils ont écoulé le stock ici. Planteur de bananes de Basse-Terre

La chlordécone et la question coloniale 

Le chlordécone, dans l’imaginaire collectif, est perçu comme un « empoisonnement collectif », plus ou moins organisé par les békés, très présents dans le monde agricole. Ça réactive la vieille question coloniale qui n’est pas totalement soldée à la Martinique. Justin Daniel

Avec :  

Un documentaire de Stéphane Bonnefoi, réalisé par Diphy Mariani

Bibliographie

Avec la collaboration d’Annelise Signoret

Liens

Plan chlordécone : le point sur les connaissances scientifiques sur ce site officiel.

L’autorisation du chlordécone en France de 1968 à 1981 : article de synthèse de Matthieu Fintz pour le site de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (ANSES).

La saga du chlordécone aux Antilles françaises : Reconstruction chronologique 1968-2008 par Pierre-Benoit Joly (INRA et IFRIS, juillet 2010).

La banane m’a tué : une enquête en deux volets de Lisa David, à lire sur son blog, en ligne sur le site de Médiapart : La Banane m’a tué : Les millions de la PAC et les cancers et Chlordécone : Avec la complicité de l’Etat et des politiques

Chlordécone aux Antilles, le scandale oublié : enquête de Reporterre.net (2014) : Chlordécone aux Antilles, le scandale oublié et Chlordécone aux Antilles : la contamination est massive, la justice prend son temps

Chlordécone et cancer : à qui profite le doute ? Article de Luc Multigner (directeur de recherche à l’Inserm) et Malcolm Ferdinand (chargé de recherche à l’université Paris-Dauphine), à lire sur le site d’information The Conversation (mars 2019).

La page Facebook de l’association _EnVie-Santé_, présidée par Philippe Verdol

ORIGINE DE L’ARTICLE : Article repris sur France Culture

“Les Negros burlesques” D’1autremonde.

•mai 28, 2021 • Laisser un commentaire

“INCORPORATION “Un spectacle co-écrit et co-réalisé par Isaak Lartey & olivier Cauzini

Artiste: Isaak , Bicudinho , Cara de peixe , Fabinho, Carcara .

Compagnie D’1autremonde

Podcast France Culture Épisode 3/4: « Un passé qui ne passe pas ».

•mai 27, 2021 • Laisser un commentaire

Les Antilles françaises enchainées à l’esclavage.

À retrouver dans l’émission LSD , LA SÉRIE DOCUMENTAIRE /par Perrine Kervran

« Ecouter maintenant (55mn) »

Mémorial du Morne de la Mémoire,1480 noms donnés à des esclaves libérés après 1848

« Nous avons l’impression d’emmerder les Français avec notre histoire… » Jacqueline Jacqueray, présidente du Comité International des Peuples Noirs. Malgré la politique de l’assimilation, le traumatisme de l’esclavage perdure.

Première diffusion : 8 mai 2019

Le 23 mai 1998, 40 000 Martiniquais, Guadeloupéens, Africains, Guyanais et Réunionnais défilaient de la République à la Nation. Une date qui ouvrait, 150 ans après le décret d’abolition de Victor Schoelcher, un début de prise de conscience en France. Au même moment, Lionel Jospin prononçait son fameux « Tous nés en 1848 », qui jetait le trouble au sein d’une communauté antillaise meurtrie par des décennies de silence… 

Il faudra attendre 2001 pour que la traite négrière soit reconnue comme un crime contre l’humanité (loi Taubira) et 2006 pour qu’une journée commémorative (le 10 mai) voit le jour… Mais face à l’étendue du crime, les stèles et les journées du souvenir ne suffisent pas… 

Origines de la méconnaissance de l’esclavage

Il y a une méconnaissance totale de l’esclavage aujourd’hui, parce que dès l’abolition, on a mis en place un mécanisme de l’oubli. Ce qui prend le relais entre 1848 et 1946, c’est le thème de l’assimilation. C’est-à-dire nous sommes français depuis 300 ans. René Bélénus

La marche de 1998

Pendant la grande marche de 1998, le mot d’ordre était : penser à nos parents qui ont vécu le martyre de l’esclavage colonial. Nous avons fait cette marche silencieuse et nous étions 40 000. Emmanuel Gordien

Descendants d’africains déportés

Lorsque vous dites à quelqu’un qu’il est esclave, vous lui supprimez sa généalogie et son histoire.  Nous ne sommes pas des descendants d’esclaves, nous sommes des descendants d’africains réduits en esclavage et qui ont été déportés et ça c’est fondamental, ça change tout. Jacqueline Jacqueray

Les séquelles, tant du côté des descendants d’esclaves qu’au sein de la société antillaise, sont toujours bien vivaces…

Avec  : 

Lecture du procès de la Mahaudière (BNF) et de l’ouvrage : Voix d’esclaves, Antilles, Guyane et Louisiane françaises, XVIIIe-XIXe sous la direction de Dominique Rogers, éd. Khatala : Yasmine Modestine, Mexianu Medenou et Antoine Lachand

Un documentaire de Stéphane Bonnefoi, réalisé par Diphy Mariani

Bibliographie 

Avec la collaboration d’Annelise Signoret

Liens

La Cartographie des Mémoires de l’Esclavage « répertorie, analyse et permet d’accéder aux réseaux militants, aux associations dirigées par des citoyens et aux institutions culturelles dédiées à la mémoire de l’esclavage et à la lutte contre ses séquelles au sein de la République française ».

Site du Centre international de recherches sur les esclavages : laboratoire international réunissant des scientifiques français, brésiliens, canadiens, mexicains et sénégalais, et unité de recherche du CNRS.

Le Mémorial Acte de Guadeloupe : réconcilier les mémoires, occulter l’histoire ? Conférence de  Stéphanie Mulot, anthropologue, à voir sur Canal-U.tv. Ainsi que toutes les communications du colloque Mémoire et histoire de l’esclavage dans le monde atlantique (Université de Toulouse, oct. 2016).

L’esclavage atlantique et son abolition : plus qu’un simple enjeu de mémoire, un enjeu contemporain de luttes. Tribune de João Gabriell  publiée sur le site Critique panafricaine le 10 mai 2017.

_Quelles réparations pour l’esclavage ?_Question posée à l’historienne Myriam Cottias dans le Journal du CNRS le 10 mai 2017.

Les patrimoines de la traite négrière et de l’esclavage. Thème du n°20 (2013) de la revue des patrimoines, In Situ.

ORIGINE DE L’ARTICLE : Article repris sur France Culture

Podcast France Culture Épisode 2/4: « Entre deux abolitions (1794-1848) / l’émancipation des esclaves »

•mai 25, 2021 • Laisser un commentaire

À retrouver dans l’émission LSD , LA SÉRIE DOCUMENTAIRE /par Perrine Kervran

« Ecouter maintenant (55 mim) »

L’abolition de 1794 est une fausse abolition » René Bélénus, historien. De 1794 à 1848, récit d’un long processus d’abolition.

Proclamation de l'abolition de l'esclavage du 11 décembre 1794
Proclamation de l’abolition de l’esclavage du 11 décembre 1794

Première diffusion : 7 mai 2019

Comment les évènements révolutionnaires ont-ils été reçus aux Antilles, par les esclaves ? Quel impact la révolution de Saint-Domingue eut-elle sur les autres colonies ? Et surtout, quels combats ont mené les esclaves pour se libérer de leurs chaînes ? Car on a longtemps considéré l’abolition de l’esclavage comme le fruit du combat des philanthropes et des abolitionnistes européens, et limitée la résistance des esclaves à leur fuite de la plantation, le marronnage. 

En ne valorisant pas le rôle important joué par les esclaves, on les privait une fois encore de leur humanité, au point de générer la colère des Afro-descendants et de tous ceux qui ne pouvaient se satisfaire d’une histoire où tous les héros sont blancs.

Pourtant, des révoltes d’esclaves ont éclaté dès les prémices de la traite, même si c’est surtout après la guerre de 7 ans, en 1763, que les mouvements d’émancipation des esclaves redoublent dans les Antilles comme dans le reste du monde colonial…

Saint-domingue, le modèle des noirs

Saint-Domingue, c’est un phare pour les populations noires. Symboliquement, c’est la seule république noire qui existe. C’est le seul territoire où les noirs ont réussi une révolte contre des colons blancs et donc elle représente une aspiration. Caroline Oudin-Bastide

1840 : faible soutien à l’abolition

En 1840,  il y avait plus de gens qui plaidaient pour le maintien ou la réforme de l’esclavage que des gens pour l’abolition. Caroline Oudin-Bastide

La question de l’indemnisation 

Les esclaves n’ont jamais été indemnisés et c’est un débat qui est toujours criant parce qu’aujourd’hui encore les principaux propriétaires terriens en Martinique et en Guadeloupe sont souvent des descendants de ses grands maîtres. Mathieu Dussauge

Avec :  

  • René Bélénus, historien, Guadeloupe  
  • Dominique Rogers, historienne, Martinique 
  • Erick Noël, historien, Martinique
  • Gérard Lafleur, historien, Guadeloupe
  • Matthieu Dussauge, conservateur du musée Schœlcher, Pointe-à-Pitre
  • Caroline Oudin-Bastide, historienne, Paris et Vaïty, chanteuse de Bélé

Isbert Calvados lit ses poèmes extraits de son recueil La guerre de la Guadeloupe, éd. L’Harmattan

Lecture du procès de la Mahaudière(BNF) et de l’ouvrage : Voix d’esclaves, Antilles, Guyane et Louisiane françaises, XVIIIe-XIXesous la direction de Dominique Rogers, éd. Khatala : Yasmine Modestine, Mexianu Medenou et Antoine Lachand

Un documentaire de Stéphane Bonnefoi, réalisé par Diphy Mariani 

Bibliographie 

Liens

Site du CNMHE – Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage

Chronologie des principales révoltes d’esclaves aux Caraïbes-Amériques du XVIe au XIXe siècles.

Panorama des révoltes d’esclaves sous le régime colonial proposé par le site de la BnF :  Rétronews.

Révoltes et révolutions des esclaves des Antilles et d’Amérique: article de Robert Paris pour le site Matière et Révolution.

_Résister à l’esclavage dans l’Atlantique français : aperçu historiographique, hypothèses et pistes de recherche._Article de Jean-Pierre Le Glaunec (université de Sherbrooke, Québec) paru dans la Revue d’histoire de l’Amérique française (2017).

Esclavage : l’émancipation racontée de l’intérieur. A propos du livre d’Aline Helg : Plus jamais esclaves, de l’insoumission à la révolte, le grand récit d’une émancipation (1492-1838). 

Armement des hommes de couleur et liberté aux Antilles : le cas de la Guadeloupe pendant l’Ancien régime et la Révolution: article de Frédéric Régent publié dans les Annales historiques de la Révolution française, n°348, 2007.

ORIGINE DE L’ARTICLE : Article repris sur France Culture

Kolors en Black and White 2

•mai 24, 2021 • Laisser un commentaire
Kolors Capoeira Paris, une pratique pour tous pendant et hors confinement. Bouger car la vie nous le demande .

Kolors en black and white

•mai 23, 2021 • Laisser un commentaire

Notre sentiment le plus fort est quand nous savons que la génération suivante est en route . Capoeira kolors paris une transmission inclusive .

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•janvier 17, 2021 • Laisser un commentaire
Jogo alunos Manse/Marie

My love boat!

•janvier 16, 2021 • Laisser un commentaire
It’s cold outside !

Impasses du réductionnisme de classe. Sur un texte de Beaud et Noiriel

•janvier 6, 2021 • Laisser un commentaire

Le sociologue Stéphane Beaud et l’historien Gérard Noiriel ont récemment fait paraître dans Le Monde diplomatique un article intitulé « Impasses des politiques identitaires ». Ce texte est un symptôme de l’incompréhension de la race dont font preuve de nombreux chercheurs français. Il est aussi l’exemple de l’impasse stratégique à laquelle cette méconnaissance persistante conduit la gauche.Partage

 En 1992, la philosophe jamaïcaine Sylvia Wynter faisait paraître une lettre ouverte à ses collègues en sciences humaines et sociales consacré au traitement du sort des hommes noirs pauvres au sein de ces disciplines. Les chômeurs et travailleurs au salaire minimum des centres-villes étatsuniens désertés par classes moyennes parties s’installer dans les banlieues résidentielles ne présentent pas, aux yeux des intellectuels critiques, le même attrait que les prolétaires blancs d’antan. Ils peuvent être objets de commisération au mieux, de crainte au pire, mais ne sauraient être envisagés comme des sujets politiques.

L’élan marxiste qui consistait à lier son destin à celui de la classe exploitée a fait long feu, car le visage des « nouveaux pauvres » n’est pas de nature à susciter l’identification de nos chercheurs. En somme, écrit Wynter, « les intellectuels d’aujourd’hui, alors qu’ils ressentent et expriment de la compassion, se gardent bien de proposer de marier leurs pensées avec cette variété particulière de souffrance humaine[1] ».

Un texte du sociologue Stéphane Beaud et de l’historien Gérard Noiriel, récemment publié par Le Monde diplomatique, présenté comme extrait d’un ouvrage à paraître, montre la pertinence de ce diagnostic dans le contexte de la France actuelle[2]. J’entends y apporter quelques commentaires car il me semble emblématique de l’incurie et de la désinvolture avec laquelle se mène la recherche sur la question raciale dans ce pays, mais également de la perversité de la stratégie politique à laquelle cette recherche s’articule. Pour le dire en deux mots, il s’agit d’un texte intellectuellement navrant et politiquement hostile aux intérêts des minorités raciales.

La race est le seul objet d’étude où tout chercheur qui a obtenu ses galons en travaillant sur autre chose peut s’aventurer comme en terrain conquis et revendiquer une parole à valeur oraculaire. En outre, c’est le seul domaine où le dédain de l’objet d’étude est non seulement largement admis, mais où il est encore encouragé comme s’il était la garantie d’une probité intellectuelle supérieure.

La thèse du texte des deux chercheurs se résume en deux points. Le premier relève de l’analyse scientifique et le second de la synthèse stratégique : 1. La revendication d’une appartenance raciale est aujourd’hui le lieu d’un « enfermement identitaire ». 2. Afin d’en sortir, nous avons besoin d’une politique centrée sur les « classes populaires » et attentive à « la question essentielle des alliances politiques à nouer dans le camp des forces progressistes ».

Théorie

Qu’en est-il d’abord du constat d’un « enfermement identitaire » ? Il ne peut découler d’une conception sommaire de la question raciale. Et en effet, suivant un biais extrêmement commun dans les discussions publiques à ce propos, Beaud et Noiriel n’envisagent a prioril’appartenance raciale que comme une altération de l’appartenance de classe. Dans le contexte français, la notion de la race la plus souvent mobilisée est centrée sur les discriminations. On pense spontanément la race comme un facteur d’accès à du capital, c’est-à-dire à différents avantages matériels comme le logement ou l’emploi. En somme, selon cette conception, la race est centralement étudiée comme un facteur d’inégalité dans l’accès à certaines ressources. Les exemples qu’ils citent pour illustrer leur conception sont parlants :

« Les personnes issues de l’immigration postcoloniale (pays du Maghreb et d’Afrique subsaharienne) – qui appartiennent pour la majorité d’entre elles aux classes populaires – ont été les premières victimes des effets de la crise économique à partir des années 1980. Elles ont subi des formes multiples de ségrégation, que ce soit dans l’accès au logement, à l’emploi ou dans leurs rapports avec les agents de l’État (contrôles d’identité « au faciès » par la police). En outre, ces générations sociales ont dû faire face politiquement à l’effondrement des espoirs collectifs portés au XXe siècle par le mouvement ouvrier et communiste. »

Cette approche ne serait pas complète sans une sommaire explication du fonctionnement de la race. Or dans la plus grande partie de la recherche française actuelle, la race est spontanément ramenée au thème de l’illusion. Contrairement à la classe sociale, toujours envisagée comme objective, l’appartenance raciale relève de la fausseté.

À propos de la jeunesse non Blanche pauvre, les auteurs écrivent ainsi que « cet enfermement identitaire […] empêche ces jeunes révoltés d’apercevoir que leur existence sociale est profondément déterminée par leur appartenance aux classes populaires ». On voit ici la race conçue comme idéologie, c’est-à-dire comme un rapport imaginaire qu’entretiennent les individus à leurs propres conditions d’existence. Une telle idée forme un couple idéal avec une analyse de la race centrée sur les discriminations.

Selon cette vision du monde, nous sommes tous victimes de notre fausse conscience, nous sommes saturés par l’idéologie fautive de la race qui nous pousse à discriminer. Notre idéologie nous conduit à traiter les individus et les groupes de manière inégalitaire et c’est pourquoi nous devrions nous en débarrasser. « Identité »« identitarisme » sont les noms que les auteurs ont choisi de donner à ce qu’ils conçoivent comme l’idéologie spécifique actuellement attachée à la question raciale.

C’est pourquoi, après avoir pris la peine de dissiper les brumes de l’idéologie identitaire, les auteurs nous dévoilent leur ultime vérité : « la classe sociale d’appartenance (mesurée par le volume de capital économique et de capital culturel) reste, quoi qu’on en dise, le facteur déterminant autour duquel s’arriment les autres dimensions de l’identité des personnes ».

Mais faut-il s’étonner de parvenir à une telle conclusion après avoir introduit une conception de la race centrée sur les discriminations ? C’est-à-dire après l’avoir définie comme un facteur d’accès à du capital ? C’est la loi de Maslow : si l’on ne possède qu’un marteau, tous les problèmes apparaissent comme des clous. Dès lors qu’on a décidé dès le départ que le problème central de la race résidait dans l’accès aux capitaux économique et culturel, on au beau jeu de retrouver la même idée au bout du compte. On tiendra toujours la classe pour plus importante que la race si on n’étudie cette dernière que comme une excroissance de la classe.

Il existe pourtant quantité d’autres approches de la question raciale, mais elles sont le plus souvent ignorées dans notre contexte francophone. Sylvia Wynter ou encore le philosophe David Livingstone Smith se sont par exemple intéressés à la race comme liée au phénomène de la déshumanisation. Déshumaniser autrui, c’est le tenir pour une créature sous humaine, mais dotée d’une apparence et de certains traits humains, par lesquels on ne doit pas se laisser abuser[3]. La déshumanisation expose à des actes d’extermination. Ne peut-on voir la violence gratuite subie par Michel Zecler comme un symptôme, non pas d’une exposition à des discriminations, mais d’une déshumanisation dont sont victimes les Noirs[4] ?

D’autres approches insistent sur la centralité de la question de la vie. C’est le cas de l’anthropologue français Didier Fassin, ou de la géographe africaine-américaine Ruth Wilson Gilmore qui a notoirement défini le racisme comme « la production et l’exploitation, sanctionnée par l’État ou extralégale, de la vulnérabilité à la mort prématurée d’un groupe spécifique[5]. » Le philosophe Leonard Harris lui emboîte le pas : « La probabilité de la mort définit le racisme : qui meurt, qui bénéficie de ces morts, qui voit sa vie indument écourtée, et où sont les cibles des abrégements de la vie[6]. »

L’intérêt de ce tournant épidémiologique de la recherche sur la race est qu’il permet d’identifier la surmortalité prématurée comme une constante de l’existence des populations noires, et plus généralement non blanches, qui transcende l’appartenance de classe. C’est l’une des manières d’objectiver l’impact réel et concret de la race sur nos vies, au-delà des bavardages sur l’identité et le réductionnisme de classe.

L’article de Beaud et Noiriel consacre plus d’un paragraphe à déplorer une prétendue « américanisation » de la société française, et voilà que je m’égare à citer à la chaîne des auteurs Américains. Mais c’est que plutôt que de balayer ces travaux d’un revers de main, il faudrait prouver qu’ils ne sont pas pertinents pour comprendre la société française. Or je crois qu’ils sont infiniment plus pertinents que la doxa du schéma « idéologie + discrimination » dont les deux auteurs font leur miel.

L’an dernier, j’expliquais dans un article de la Revue du Crieur que l’assimilation de la question raciale aux débats sur l’identité constituait une erreur grossière. Je rendais compte d’une recherche de l’INED et de l’Université de Pennsylvanie en ces termes : « une étude démographique a démontré l’existence, en France, d’une surmortalité touchant les hommes adultes descendants de seconde génération d’immigrés nord-africains : le taux de décès entre dix-huit et soixante-cinq ans est, chez ces populations, 1,7 fois plus élevé que dans la population de référence. Même en tenant compte des différences de niveau d’éducation, ces disparités demeurent conséquentes et le taux de mortalité des hommes maghrébins excède considérablement celui des groupes démographiques issus de l’immigration sud-européenne[7]. » La revendication d’une appartenance raciale n’est pas une affaire d’identité : c’est la compréhension des conséquences présentes d’une histoire de violence, de déshumanisation et d’abrègements de la vie.

Beaud et Noiriel négligent absolument ces questions pourtant primordiales.

C’est ainsi qu’ils décrivent en ces termes les personnes non blanches issues des classes populaires parvenues à une condition plus confortable : « ceux qui ont bénéficié d’une mobilité sociale leur ayant permis d’accéder aux classes moyennes (enseignants, éducateurs, travailleurs sociaux, intermittents du spectacle, etc.), voire aux classes supérieures (journalistes de télévision ou de radio, écrivains, vedettes de la chanson ou du cinéma, etc.). La quasi-totalité de ces “transfuges de classe”, comme on dit, mettent à profit les ressources que leur offre leur ascension sociale pour diversifier leurs attaches affectives, professionnelles ou culturelles, car ils savent pertinemment que c’est un cheminement vers davantage de liberté ».

En d’autres termes, pour les auteurs, l’ascension sociale est essentiellement synonyme d’ouverture d’esprit, de découverte du monde, de décloisonnement des atavismes raciaux et probablement d’extirpation hors de l’arriération culturelle. Il faudrait pouvoir mettre ce conte de fées à l’épreuve du décompte des faits.

Aux États-Unis, les garçons noirs issus de familles à hauts revenus sont les plus sujets à la dépression[8]. Ces mêmes garçons noirs sont le seul groupe démographique fortement victime de déclin social : nés dans une famille bourgeoise, ils rejoignent le prolétariat à l’âge adulte.

Ces données américaines trouvent elles un équivalent en France, comme celles qui concernent la surmortalité des hommes d’origine nord-africaine ? C’est précisément ce qu’une recherche sur la race devrait avoir tâche de questionner, plutôt que de recycler toujours les mêmes schémas de pensée usés et stéréotypés.

Si l’exploitation capitaliste est un rapport social basé sur la captation de la plus-value produite par le travail des prolétaires, le racisme est un rapport social basé sur l’extraction de quantité et de qualité de vie de populations définies comme inhumaines. Aborder la question raciale sous l’angle privilégié de l’identité de race est aussi superficiel que d’aborder la question du capitalisme sous l’angle de l’identité de classe. C’est une façon de confondre les effets et les causes. Or les auteurs tombent dans le piège sans parachute, sourire nigaud aux lèvres.

En général, le rôle de la recherche universitaire est d’élaborer des outils intellectuels visant à mettre à distance les présupposés, les lieux communs et les clichés. Mais dans le cas de la recherche sur la race, l’effort consiste bien souvent à rationaliser des stéréotypes, quitte à se baigner dans la doxa. Il s’agit d’étayer en toute candeur les définitions de la race les plus naïves en empilant le maximum d’exemples et d’anecdotes. On fortifie les clichés ; on édifie des citadelles de poncifs. Il y a toutes les raisons de croire que le lecteur de l’ouvrage à paraître de Beaud et Noiriel, pompeusement titré Race et sciences sociales : Essai sur les usages publics d’une catégorie, le refermera en en sachant moins sur le sujet qu’avant lecture.

Non seulement la classe n’efface pas la race, mais une prise en compte sérieuse de la diversité des effets quotidiens de la violence raciale devrait transformer notre conception même de ce que signifie appartenir à une classe sociale.

Stratégie

L’inconsistance conceptuelle du traitement de la question raciale est de mauvais aloi dans la recherche universitaire. Mais elle est véritablement toxique lorsqu’elle prétend se prolonger dans le domaine du militantisme et de la stratégie politique. Or c’est là précisément l’objet du texte de Beaud et Noiriel, qui se clos sur quelques prescriptions à l’usage des activistes antiracistes. Tout tourne autour d’une citation du philosophe étatsunien Michael Walzer, que nos Français applaudissent des quatre mains :

« Nous, nous pensions que le nationalisme noir, même s’il était compréhensible, était une erreur politique : pour se faire entendre, les minorités doivent s’engager dans des politiques de coalition, les Juifs ont appris cela il y a longtemps. Vous ne pouvez pas être isolés lorsque vous représentez 10 ou 2 % de la population. Vous avez besoin d’alliés et vous devez élaborer des politiques qui favorisent les alliances. C’est ce qu’a refusé le nationalisme noir, et c’est cela qui l’a conduit, je crois, à une impasse (…). Les « politiques de l’identité » ont pris le dessus dans la vie politique américaine et ont conduit à des mouvements séparés : les Noirs, les Hispaniques, les femmes, les gays. Il n’y a pas eu de solidarité entre ces différentes formes de lutte pour la reconnaissance. « Black Lives Matter », par exemple, est une expression fondamentale de la colère légitime des Noirs, liée notamment au comportement de la police. Mais les Hispaniques ne sont pas mieux traités; il n’y a pas, que je sache, de « Hispanic Lives Matter » et pas d’effort coordonné pour la création d’une coalition de groupes ethniques pour une réforme de la police. »

Ce passage traite d’un problème important dans l’histoire des mouvements révolutionnaires en Amérique du Nord : celui de l’échec relatif du mouvement noir. Pourquoi cette défaite ? Selon Walzer, la réponse est claire. Le principal responsable est le mouvement lui-même, dans son incapacité à mener une politique d’alliances efficace. La méfiance des révolutionnaires noirs à l’égard des coalitions aurait causé leur perte.

Cependant, ce qui saute aux yeux de quiconque s’est intéressé un minimum à cette conjoncture, c’est l’absence de toute prise en compte par Walzer de la répression sans précédent subie par les militants. Des mouvements comme l’Organization of Afro-American Unity (OAAU) fondé par Malcolm X ou le Black Panther Party ont dû faire face à l’exécution sommaire de militants par les forces de l’ordre ou sous faux drapeau ; au noyautage des organisations par d’innombrables espions et à tout l’arsenal du COINTELPRO ; à une surveillance sans trêve ; à des poursuites pénales intenses et arbitraires, entre autres moyens de terreur[9].

Le plus riche empire de l’histoire a investi des moyens financiers, intellectuels et stratégiques démesurés pour décapiter le mouvement noir. Or Walzer passe totalement sous silence le rôle du FBI, de la CIA et plus généralement de la répression d’État dans le déclin du mouvement noir. Ce faisant il évite de poser la seule question qui importe : non pas de savoir pourquoi les Noirs révolutionnaires ne se sont pas alliés avec davantage de non-Noirs, mais pourquoi ces derniers ne sont pas engagés plus radicalement et plus franchement contre la répression subie par le mouvement noir. La réponse est simple : leurs aspirations penchaient du côté de la contre-révolution.

Par une opération que la malveillance dispute à l’analphabétisme politique, Noiriel et Beaud font passer le réformiste centriste Walzer pour un révolutionnaire lucide et les révolutionnaires authentiques du nationalisme noir pour des réactionnaires. On ne peut être que frappé de la désinvolture avec laquelle on présente comme un échec total un mouvement populaire qui a construit d’authentiques partis de masse : dans les années 1920, l’UNIA fondé par Marcus Garvey pouvait revendiquer 6 millions de membres à travers le monde. Cette organisation, comme celles qui s’inspireront de ses méthodes étaient authentiquement internationalistes, de l’OAAU au Black Panther Party. C’est un mouvement qui a participé, dans son rapport complexe avec les franges plus intégrationnistes[10], à arracher la déségrégation, la fin des lois Jim Crow ou la fin des restrictions illégales du droit de vote à l’État colonial étatsunien. Il a bâti une véritable culture politique dont l’histoire continue de s’écrire.

Mais revenons à la question des alliances. Noiriel et Beaud s’émeuvent de la façon dont Walzer « rappelle la force des liens noués dans le Sud entre des étudiants des grandes universités du Nord-Est (Harvard, Brandeis), notamment des étudiants juifs comme lui, et des pasteurs et militants noirs ». On peut donc supposer que l’alliance des Juifs et des Noirs constituerait le point de départ du programme de coalition que tout ce beau monde appelle de ses vœux.

Il me faut ici réitérer un passage de Walzer, afin qu’on ait bien en tête la manière dont le nom Juif y fait la leçon au nom Noir : « les Juifs ont appris cela il y a longtemps. Vous ne pouvez pas être isolés lorsque vous représentez 10 ou 2 % de la population. Vous avez besoin d’alliés et vous devez élaborer des politiques qui favorisent les alliances. C’est ce qu’a refusé le nationalisme noir, et c’est cela qui l’a conduit, je crois, à une impasse. » Il faudrait beaucoup de temps, d’hypothèses et d’analyses pour épuiser la question de savoir ce qui fait du nationalisme noir une impasse et du nationalisme juif un succès de l’intelligence aux yeux de Walzer, mais c’est un autre sujet.

L’idée d’une alliance entre les Juifs progressistes et le mouvement noir est un lieu commun qui n’est évidemment pas sans fondement. Mais ce qu’on oublie souvent de rappeler, ce sont les termes exacts du divorce. Walzer le déclare au tort exclusif des Noirs, emprisonnés dans un atavisme identitaire stérile. Cette analyse n’est pas fidèle à la réalité.

En dernière instance les intérêts des Juifs étatsuniens, dans leur vaste majorité des Blancs de la classe moyenne, et ceux des Noirs qui appartiennent pour l’essentiel à la classe ouvrière, divergent. Tant sur le plan des intérêts de race que des intérêts de classe, ce mariage était celui de la carpe et du lapin, né de la philanthropie, de l’intelligence politique et des convictions généreuses de certains intellectuels juifs, mais ne reposant sur aucune base matérielle.

Toute coalition est conditionnelle. Or la condition posée par les organisations juives pour leur soutien de la communauté noire était d’abandonner le nationalisme noir, la perspective révolutionnaire c’est-à-dire, en somme, de sacrifier toute autonomie politique. Consentir à une telle alliance, c’était se renier et admettre que règne une suspicion permanente. L’un des principaux spécialistes universitaires de l’histoire du nationalisme noir américain, le trinidadien Tony Martin, en a fait les frais au début des années 1990 : il a été la cible d’une série de calomnies, de harcèlement public, et d’accusations d’antisémitisme parce qu’il entendait faire étudier à ses étudiants un ouvrage du leader de la Nation of Islam, Louis Farrakhan.

À l’occasion de la controverse suscitée par l’affaire, Tony Martin donne quelques exemples de la manière dont des organisations se revendiquant comme juives ont réellement et concrètement nui à la communauté noire et à l’avancée de ses droits – non en paroles mais en actes. C’est ainsi que dans les années 1980 le Religious Action Center of Reform Judaism a sciemment cherché à saboter les rapprochements stratégiques entre nationalistes noirs et intégrationnistes en recourant abondamment à l’accusation d’antisémitisme[11]. Trouverait-on des exemples de semblables nuisances d’organisations revendiquées comme noires envers les Juifs ? Rien n’est moins sûr. Pourtant c’est sur les épaules des organisations noires que pèse le poids de la faute selon Walzer.

La vérité de telles alliances est que les Noirs étaient contraints de prêter allégeance à d’autres groupes minoritaires qui bénéficient de davantage de légitimité, de pouvoir, de capitaux économique et symbolique qu’eux dans la société. C’est une façon de les tenir en respect ; de contrôler la longueur de la laisse. Il s’agit de leur faire abjurer toute autonomie.

Les accusations d’antisémitisme sont depuis des décennies l’outil indispensable pour que la classe moyenne blanche puisse exprimer sa haine de la classe populaire noire dans un langage progressiste, en dissimulant les instincts racistes et contre-révolutionnaires qui en sont la vérité.

C’est de cette technique d’intimidation que le rappeur Freeze Corleone ou la militante Houria Bouteldja ont récemment fait les frais en France. Cette pratique systématique de la dissuasion vise à faire de l’allégeance à certaines organisations contre-révolutionnaires ou de l’adoption de certains discours stéréotypés un critère fondamental de respectabilité politique. Il n’y a aucune raison rationnelle de céder à un tel chantage.

Sans doute une politique d’alliance bien pensée serait-elle souhaitable. Mais le texte de Noiriel et Beaud est le plus accablant témoignage des nombreux obstacles auxquels se heurtent les mouvements centrés sur la question de la race dans leurs rapports aux autres factions de la gauche : incompréhension totale des mécanismes de la violence raciale, chantage à l’exemplarité, discrédit jeté sur les aspirations de des minorités.

Les questions de la lutte de classes, de l’exploitation et de l’accumulation capitaliste n’ont rien perdu de leur actualité. Il faudrait véritablement penser la manière dont cette indéniable réalité interagit avec celle, non moins prégnante, de la déshumanisation raciale. Or ce geste exige d’abandonner tout réductionnisme de classe, non de s’y vautrer. On ne pensera ni ces phénomènes, ni les meilleures réponses stratégiques à y apporter, à partir d’un concept naïf de la race.

Conclusion : une troupe grandiose et triste d’impuissants

On mesure maintenant à quel point le constat de Sylvia Wynter que je rappelais en ouverture de ce billet s’applique à notre situation française. Il ne s’agit pas un seul instant pour Beaud et Noiriel de sauver un projet socialiste POUR les prolétaires noirs et arabes mais de le sauver DES prolétaires noirs et arabes, et notamment des traditions politiques autonomes dont leur histoire est porteuse.

Les travaux français sur la race, leur texte du Monde Diplomatique en est l’exemple, illustrent la très étrange idée que se font les chercheurs de leur utilité sociale. Il ne s’agit pas de mettre au jour les effets réels du racisme sur ceux qui le subissent, d’objectiver les réels problèmes auxquels ils sont confrontés dans la société française, mais de voler au secours des décombres d’une gauche française qui a tout trahi (sans pourtant subir un dixième de la répression des mouvements noirs aux États-Unis) et face à l’échec de laquelle il faut trouver des bouc-émissaires : Noirs, Arabes, ou pourquoi pas même Américains.

Face à ces manœuvres, rappelons ces sages paroles du philosophe béninois Stanislas Adotevi, en réponse à la morgue des marxistes de France : « Donc camarades d’Afrique, ce n’est pas à nier les réalités que les analyses révèlent que je te convie, mais à te méfier désormais définitivement de cette troupe grandiose et triste d’impuissants qui n’a jamais su manier que l’arme des impuissants : les pronostics et les tics. Nous ne recevrons plus de conseils, pas plus que nous n’en donnerons[12]. »


Norman Ajari
Professeur assistant de philosophie, Villanova University (Pennsylvanie).

Source Mediapart : https://blogs.mediapart.fr/norman-ajari/blog/040121/impasses-du-reductionnisme-de-classe-sur-un-texte-de-beaud-et-noiriel

Du Groove un point c’est tout !

•janvier 5, 2021 • Laisser un commentaire

Une époque révolue , mais grandement vécue!

Joyeux Noël 2020

•décembre 25, 2020 • Laisser un commentaire

Capoeira kolors paris vous souhaite un joyeux Noël 2020

ÉCOUTE NOTRE HISTOIRE !

•septembre 27, 2020 • Laisser un commentaire

#Chevalier de Saint-Georges

•septembre 15, 2020 • Laisser un commentaire

Les histoires sont multiples mais certaines sont clairement effacées . Écouter l’histoire du Chevalier de Saint-Georges ….

RENTRÉE SAISON 2020-2021

•juillet 8, 2020 • Laisser un commentaire

RENTREE PREVUE 

ADULTES LE MARDI 8 SEPTEMBRE 2020

ENFANTS LE JEUDI 10 SEPTEMBRE 2020

VOUS ÊTES SUR LE BON  SITE , POUR DES COURS DE CAPOEIRA À PARIS DE QUALITÉS.

ENFANTS OU ADULTES, UN ENSEIGNEMENT SERIEUX ET LUDIQUE POUR TOUTES PERSONNES EN QUÊTE DE VALEURS BASÉES SUR LE RESPECT ET L’INTÉGRITÉ DE CHACUN .

INSCRIPTIONS OUVERTES DÉS MAINTENANT EN CLIQUANT SUR CE LIEN :

INSCRIPTION(CLIC!) 

ATTENTION PLACES LIMITÉES POUR LES ENFANTS, PRIEZ DE VOUS INSCRIRE RAPIDEMENT .

SOYER LES BIENVENUS

RESERVER UN COURS GRATUIT CLIC!

ou par téléphone 06 09 856 855

Capoeira kolors Paris 19 – 11 , une association de confiance!

#JOGO « Mestre Manoel & Contramestre Carcará » – CAPOEIRA ANGOLA YPIRANGA DE PASTINHA

•juillet 8, 2020 • Laisser un commentaire

Roda réalisée en janvier 2007 à Alfortville (Grand Paris) par le groupe CAPOEIRA ANGOLA  YPIRANGA  PASTINHA et la boite de Prod HELICO, pour la création du  dvd du même titre..

« Capoeira Paris Kolors 19 »

#Flashback Jogo Carcará kolors Capoeira Paris /Marcelo Goupe Ypiranga de Pastinha Rio:

•mai 25, 2020 • Laisser un commentaire

Roda organisée par le Groupe Ypiranga de Pastinha Ivry en 2010 à l’espace Barbara Paris 18 éme , avec la présence de Mestre Manuel fondateur du Groupe de Capoeira Angola Ypiranga de Pastinha.

FLASHBACK « MICRO TROTTOIR KOLORS « 

•mai 24, 2020 • Laisser un commentaire

La Capoeira est une question, aux multiples réponses .

Certains y donnent des réponses futiles , arrangeantes , pour ne pas déranger leur quotidien de soie .

Nous préférons , un monde vrai , aux réponses engageantes , ou l’altérité prend le pas sur l’individualisme .

A la kolors , nous faisons ce choix de regarder droit dans les yeux notre « Autre », afin de lui dire au combien il est « Notre ».

Capoiera paris kolors 19 éme

(Micro trottoir réaliser dans le cadre du festival Resisdanse 2011″DISCRIMOI1MOUTON »-Merci à tous les acteurs-Naïma Belhadj-Rea Faustine Le Guillard)

JOGO « Carcará & Lápis » – CAPOEIRA ANGOLA YPIRANGA DE PASTINHA

•mai 19, 2020 • Laisser un commentaire

Roda réalisée en janvier 2007 à Alfortville (Grand Paris) par le groupe CAPOEIRA ANGOLA  YPIRANGA  PASTINHA et la boite de Prod HELICO, pour la création du  dvd du même titre.

Notre participation au travers de la présence CARCARÁ aujourd’hui CONTRA-MESTRE. Encore une fois ,merci pour cette opportunité .

RENTRÉE SAISON 2019-2020

•septembre 2, 2019 • Laisser un commentaire

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VOUS ÊTES SUR LE BON  SITE , POUR DES COURS DE CAPOEIRA À PARIS DE QUALITÉS.

ENFANTS OU ADULTES, UN ENSEIGNEMENT SERIEUX ET LUDIQUE POUR TOUTES PERSONNES EN QUÊTES DE VALEURS BASÉES SUR LE RESPECT ET L’INTÉGRITÉ DE CHACUN .

DATES À RETENIR

MARDI 3 SEPTEMBRE 2019

RENTRÉE ADULTES ET ADOS GYMNASE BERGSON-PARIS 19-20H-22H

Plan

SAMEDI 7 SEPTEMBRE 2019

FORUM DES ASSOCIATION-PARIS 11- 11H/18H

info

DIMANCHE 8 SEPTEMBRE 2019

FORUM DES ASSSOCIATIONS-PARIS 19-11H/18H

Info

JEUDI 12 SEPTEMBRE 2019

RENTRÉE DES ENFANTS -PENICHE GRANDE FANTAISIE-PARIS 19 -16H45-17H45

Plan 

(Tous les autres cours suivront dans la foulée)

SOYER LES BIENVENUS

RESERVER UN COURS GRATUIT CLIC!

ou par téléphone 06 09 856 855

FORMULAIRE D’INSCRIPTION

 

BALL JOSS DO IT & SISI LA FAMILLE (bal populaire paris 19)

•juillet 21, 2018 • Laisser un commentaire

UN GRAND MERCI À TOUS , POUR VOTRE PRESENCE .

LARI A É TA NOU!

QU’ON SE LE DISE !

REGARDEZ LA VIDÉO !CLIC!!

Roda kolors Senzala de Santos Paris

•janvier 22, 2018 • Laisser un commentaire

Obrigado a todos, para oportunidade de vadiar juntos!
Paris 11,19
Aqui tenho Capoeira com conscienscia e respect ….

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LA KOLORS VOUS SOUHAITE UNE BONNE ANNEE 2018!

•janvier 16, 2018 • Laisser un commentaire

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Bonne Année 2018 , La kolors vous souhaite une forme incompressible …

En cas de faiblesse, on sait faire .
Contactez nous !
Cette année je me prend en main :

CLIC ……JE M’INSCRIS!!!!!

Venez nous essayer, Bienvenue à vous!

•septembre 20, 2017 • Laisser un commentaire

 

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Venez essayer la kolors samedi 23 septembre 18h , 13 rue Tandou Gymnase Tandou paris 19 …

Cours d’essai gratos , pour tous les curieux enfants et grands , soyez les bienvenus, en couples accompagnés, seul, avec enfants…

La kolors une association de capoeira de Quatier (1998), qui œuvre avec sincérité , pour l’émergence des quartiers  populaires .

Ensemble construisons une pratique éclairée. Une capoeira pour tous !

Merci de diffuser, ce message à vos amis ….

Tous nos horaires , Cliquez ici! 

Faites nous un Don , Cliquez ici

yeah

CM Carcara.

Capoeira Paris 11

Capoeira Paris 19

FREE YOUR MIND ON JOSS DO IT!

•mai 24, 2017 • Laisser un commentaire

MERCI A TOUS  CEUX QUI NOUS ONT FAIT L’HONNEUR D’ÊTRE PRÉSENT !

PROCHAIN RENDEZ-VOUS LE 7 JUIN 2017

INSCRIVEZ VOUS !

Bonne année 2017!!

•janvier 30, 2017 • Laisser un commentaire

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ADHÉREZ OU FAITES UN DON SÉCURISE C’EST MAINTENANT, cliquez ici !!!

Soutenez nous adhérez ou faites un don à la Kolors

•décembre 16, 2016 • Un commentaire

ADHÉREZ OU FAITES UN DON SÉCURISE 

C’EST MAINTENANT 

Cliccc ici!!!!

Car l’indépendance à un prix!

Soyons solidaire et commençons déjà par nous!!!!!

Merci à vous tous pour votre soutient!!

kolors capoeira paris 19 11

•décembre 9, 2016 • Laisser un commentaire

L’association KOLORS CAPOEIRA PARIS 19-11, propose ces cours de capoeira tout au long de l’année . Vous pouvez donc vous inscrire quand vous voulez .

Tous nos horaires et tarifs    Clic ici !!!! 

Principalement situé dans le 19-11 eme arrondissement de paris , nos cours sont accessibles a tous enfants , adolescent et adultes.

Dirigé par Contra-mestre Carcara , nos cours se veulent riche de sens , loin des poncifs sur le Brésil et  sa la culture Afro-brésilienne.

Basé sur les valeurs de l’éducation populaire, nous sollicitons chez chacun,afin d’être au plus proche de cet art :

le  plaisir , l’intérêt, le  respect , l’effort, le  partage,de solidarité ,  la conscience , l’engagement. 

Ne vous trompez pas!

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KOLORS CAPOEIRA PARIS, porte en elle une vision saine d’un monde d’échange et de partage.

Toutes ces valeurs nous y croyons , de manière sincère et légitime.

Crée depuis 1998, nous avons eu de cesse de  parcourir nos quartiers populaires , en divulguant notre art de manière authentique .

Alors si se sont  ces valeurs que vous recherchez avant tout , pour vous ou vos enfants , rejoignez nous , dés maintenant comme-vous êtes.

Soutenir , s’inscrire ou faire un don : Clic Ici!!!

Notre Page Facebook :Clic …Ici!!!!!

La kolors c’est quoi ?

•décembre 1, 2016 • Laisser un commentaire

C’EST CA  !!! 

Ce petit micro trottoir, nous rappel  au combien il est important d’en parler, afin que les chimères racialistes ne nous envahissent pas .

Echo  d’un jour, peut être pas si loin des bruits des bottes…. 

 

RODA POPULAIRE KOLORS-EN SOUTIEN A FELICE- 18H-21H

•novembre 17, 2016 • Un commentaire

affiche-roda

 Les temps sont nombreux et riches de sens dans la capoeira . 

La roda est un de ces moments incontournables  , ou l’expression prime et les doutes se diluent .

Le partage et l ´entraide prennent sens , pour tous ceux qui en on besoin . 

Nous dédierons cette  ronde à notre Felice …

Afin de le couvrir d’énergies positives, car les chemins peuvent être escarpés ,  nous restons solidaire !  

Pour tout ceux qui peuvent , votre soutient c’est samedi . Yeah 

Venez comme vous êtes ! 

Une petite collecte sera faite en fin de RODA …. 

RODA kolors populaire BOUYACHAKA

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Gymnase-Tandou 

13 rue Tandou –Metro Laumière.  

Rentrée KOLORS 2016-2017

•septembre 2, 2016 • Laisser un commentaire

SAMEDI 10 SEPTEMBRE 2016

Roda de rentée  dés 17h 

Péniche Grande Fantaisie

9 quai de l’Oise paris 19.

14h- cours d’initiation gratuit au Gymnase Cours des lions , 9 rue Alphonse Baudin , paris 11

L’association Kolors vous souhaite une bonne Rentrée , pour cette nouvelle saison .

Notre association se veut accessible à tous , Enfants et Adultes, rejoignez nous pour qu’ensemble nous puissions partager cet îlot , de bonheur !

Capoeira  Paris Kolors un art de vivre ! 

Fiche d’inscription  cliquez

ICI!

RODA FIN D’ANNEE CAPOEIRA PARIS KOLORS! 2015

•décembre 17, 2015 • Laisser un commentaire

SOYEZ LES BIENVENUS!

FLYERRODA 19DEC2015

une roda populaire pour tous, Capoeiriste ou pas !!!!!!!

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Reprise des cours à danube ce soir lundi 5 oct 2015

•octobre 5, 2015 • Laisser un commentaire

Capoeira Paris Kolors 19

Capoeira Paris Kolors 19

Soyez les bienvenus , pour cette nouvelle saison aux centre social DANUBE ,98 bvd des serrurier -75019 paris .

On vous accueille dés 18h 45 pour les enfants dés 5ans et 20h pour les adultes.

Ces cours  s’inscrivent dans notre projet d’une capoeira populaire pour tous et accessible à tous !!!!!!!

#capoeiraparis , #kolors , #paris19, #cours ,#capoeiraangola

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Migrants : Roda de soutien!

•juin 17, 2015 • Laisser un commentaire

VENDREDI 19 JUIN 2015-19h
Jardin d’Eole -Paris 19-Métro Stalingrad

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Qu’on se le dise :

La capoeira n’a pas pour vocation a se regarder le nombril, ni même compter ses goutes de sueur , elle est résistance . Une lutte unique qui prend pleinement sens dans ces cas de détresses . Lors de l’un de nos festivals nous avions écrit  » Esclaves d’hier aux Clandestin d’´aujourd’hui  » , et bien ces clandestins sont à nos portes , sous nos voies de métro , dans nos jardins , sur nos plages ,sur nos routes , avec pour seule réponse un totalitarisme policier.
Nous n’allons pas changer le monde mais savoir que l’on vous considère autrement et bien cela fait du bien .
Seule notre humanité devrait nous guider , la peur, la xénophobie, les violences policières, sont les réponses d’un système lâche qui fabrique depuis des siècles ces migrations .

Nous sommes toujours l’autre de quelqu’un , mais dans ce monde les rapports de dominations ont construit des frontières physiques et morales .
Cassons lés afin de faire vivre ce droit inaliénable à circuler, et accueillons ces « expatriés » sans retenue .
Soyons au rendez vous CAPOEIRISTEs car notre art est vivant et de cette vivacité faisons vivre notre humanité.

Bien a vous !

Présence pour 19h…. Merci pour eux pour nous car l’indifférence tue !

Venez avec ce que vous voulez votre énergie vos dons:
Liste non exhaustive : médicaments , bouffes, matelas, tapis de sol, brosses à dents ,dentifrices, tantes, sacs de couchages, vêtements, sacs, sacs à dos ,Etc ….
Merci

Grande roda de rentrée kolors 2014- à la Grande Fantaisie

•septembre 3, 2014 • 2 commentaires

LA KOLORS FAIT SA RENTRÉE

ET IL FERA BEAU
ce samedi 6 septembre 2014
sur la péniche grande fantaisie
9 quai de l’Oise ,75019, Paris
des 18h

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un Événement participatif populaire ou chacun à sa place , dans un lieu tout aussi populaire fraichement arrivée sur le quartier ou s’entremêle des gens de tous horizons.

La Grande Fantaisie un lieu graphique….

Kolors une association populaire de quartier depuis 1998..

VENEZ VOIR!!!!

 

Kolors en Centre pénitentiaire !

•octobre 19, 2021 • Laisser un commentaire

Si la question est , y a t’il du sens dans notre pratique de la capoeira ? Alors il est fondamental pour nous , d’être au plus proches de ceux qui d’une manière ou d’une autre nous interrogent . La gesticulation oisive dans nos gymnases , ne nous apportera que « désolation d’esprit » . Engagez vous car la capoeira n’a jamais été une nature morte . @capoeirakolors

Samba é tradição, obrigado Bahiana por trazer essa tradição para nós com valores e paixão, Axé Bahaiana

•septembre 5, 2021 • Laisser un commentaire
Roda demonstrativa Ivry, no comendo do meu irmão Professor bicudinho , vadiação capoeira, Axé capoeira

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A chamada não é pra descansar, ela dá valor o jogo , cuidado a mandinga não tava longe . Axé capoeira, axé ContraMestre Fabinho.

•septembre 4, 2021 • Un commentaire
Roda demonstrativa Ivry, no comendo do meu irmão Professor bicudinho , vadiação capoeira, Axé capoeira

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Se a capoeira tem tradição ,vou levar ela dentro do meu coração. Axé capoeira, Axé meu mestre.

•septembre 2, 2021 • Laisser un commentaire
Roda demonstrativa Ivry, no comendo do meu irmão Professor bicudinho , vadiação capoeira, Axé capoeira

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A Ginga com seu irmão, e como as ondas do mar , tamos junto Bicudinho. Axé capoeira

•août 31, 2021 • Laisser un commentaire
Roda demonstrativa Ivry, no comendo do meu irmão Professor bicudinho , vadiação capoeira, Axé capoeir

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Esse Gunga não é meu, é de meu aluno . Axé capoeira, Axé Carlos

•août 29, 2021 • Laisser un commentaire
Roda demonstrativa Ivry, no comendo do meu irmão Professor bicudinho , vadiação capoeira, Axé capoeira

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•août 13, 2021 • Laisser un commentaire

“Si vous me fermez la porte , je rentrerai par la fenêtre , si vous vous fermer la fenêtre je rentrerai par le toit , conclusion quoi qu’il arrive on rentrera … “ la persévérance est une vertu qui habille le CAPOEIRISTE ! Yeah #ContraMestreCarcará

Cours de capoeira pour tous Association @kolorscapoeira @contramestrecarcará

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