2-Professor Carcara
Afro-caraïbéen de naissance et de cœur, Jocelyn Chaubo arrive en région parisienne, plus exactement à Chanteloup-les-Vignes, en 1975. Il y passe toute son enfance et son adolescence et c’est sans équivoque et avec fierté qu’il se nomme gosse de banlieue.
Très tôt, il emprunte la voie du sport comme une échappatoire aux violences urbaines et un véritable vecteur de rencontres. La pratique de différentes boxes durant son adolescence lui permet d’acquérir une grande rigueur technique, le respect de l’adversaire et le sens de l’effort…
Sa volonté de sortir des chemins tout tracés d’une vie en banlieue l’amène à participer à l’avènement du mouvement hip-hop. Danseur invétéré, il foule alors les planches du mythique Bataclan, rendez vous incontournable des danseurs parisiens.
Sa rencontre avec mestre Beija-Flor qui lui révèle la capoeira est pour lui une renaissance et une réponse à sa quête de négritude. Il trouve à travers cet art les réponses à sa propre histoire, inscrivant immédiatement sa pratique dans un processus de reconstruction de son ‘Moi’.
Jocelyn Chaubo se consacre alors avec passion à la découverte de cette culture afro-brésilienne proche de l’héritage culturel de sa mère. C’est dans une certaine euphorie qu’il décrypte cet art où chaque toc du Bérimbau le transcende.
Le voyage au Brésil, berceau de cet art, est inévitable. Il y fera de nombreux séjours, notamment dans les villes de Santos (région de São Paulo), Rio de Janeiro et Salvador de Bahia. Il observe une société brésilienne multiple, vaste et riche en contrastes mais malgré tout en proie avec ses vieux démons de la discrimination, une image loin de la vision édulcorée d’un Brésil qui nous est vendu ici.
En 1998, il fonde l’association Kolors au sein de laquelle il transmet sa vision de la capoeira et participe ainsi à la transmission de cet art ancestral. L’enseignement qu’il dispense est profondément ancré dans la tradition de cet art.
En 2002 « Mestre Beija Flor » confirme cette tendance en lui accordant le titre de « formado ». Cet honneur lui permet alors d’entamer un réel travail de capoeira et de fonder son propre groupe. Il oriente aussitôt son travail sur un processus de “conscientisation” de ses élèves à cet art nègre de lutte et de résistance.
Le 14 Mai 2006 il obtient le titre de professeur de capoeira.
En Mars 2005 il est l’auteur d’une pétition demandant à l’état Français «une loi contre la vente de documents historiques liés à l’esclavage et à la traite transatlantique ». Par cet acte et par l’organisation de roda, il redonne toutes ses lettres de noblesses à la capoeira.
Professor Carcara en quelques dates :
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Objectifs |
DEVELOPPEMENT DE PROJETS CULTRURELS AUTOUR DE LA CAPOEIRA . |
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Expérience professionnelle |
1997 – 2008 ASSOCIATION ARCO-IRIS PARIS ANIMATEUR ASSOCIATIF SPECIALISE CAPOEIRA
1998 – 2008 ASSOCIATION KOLORS PARIS PRESIDENT ET INTERVENANT SPECIALISE CAPOEIRA
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Expérience Artistique |
ARTISTE CHOREGRAPHIQUE DANSEUR CAPOEIRA
2006 -2008 COMPAGNIE D’1 AUTRE MONDE
1999 – 2008 ASSOCIATION CAPOEIRA PANAME MONTREUIL
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Formation
Diplômes
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1995 – 2008 ACADEMIE CAPOIERA PANAME
2002-2004 ASSOCIATION KOLORS
Stage de formation à la Capoeira Angola de 20 jours encadré par de nombreux Mestre de l’Académie Senzala de Santos de Mestre SOMBRA. 1999 – 2000 ASSOCIATIO ARCO IRIS
2006 ACADEMIE CAPOEIRA PANAME
2002 ACADEMIE CAPOEIRA PANAME
1985 – 1990 Lycée JEAN-PERRIN
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Centres d’intérêts |
Pêche sous-marine, cultures et voyages… |
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Galerie photo:
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